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Plan d’économies : les salariés devront verser une « participation forfaitaire » pour bénéficier de leur CPF

Le CPF va connaître une nouvelle modification majeure : le gouvernement a annoncé le 19 février 2024, que les apprenants devront payer une partie du coût de leur formation. 

Ainsi, à partir du second trimestre 2024, une nouvelle politique sera mise en œuvre concernant le Compte Personnel de Formation (CPF). Dans un effort pour contribuer à la réalisation des objectifs d’économie du pays, il a été décidé que les bénéficiaires de formations financées par le CPF contribueront désormais à hauteur de 10% des coûts de la formation.

Pourquoi une telle mesure ? Pour boucler le budget de l’Etat dans un contexte de croissance économique molle…

En synthèse :

  • Les prévisions de croissance du PIB français en 2024 ont été revues à la baisse, passant de 1,4% à moins de 1%,
  • 10 milliards d’euros d’économies supplémentaires doivent être réalisés, pour maîtriser l’impact sur le déficit budgétaire de l’Etat,
  • Ces économies seront assurées par les services de l’Etat exclusivement, et chaque ministère est soumis à contribution,
  • Dans ce cadre, le ministre des Comptes publics a annoncé hier l’instauration d’un reste à charge d’au minimum 10% du prix de la formation, à payer directement par l’apprenant.

Concrètement, le coût moyen d’une formation financée par le CPF est de 1400 € TTC. Cela signifie donc que « le reste à charge » serait d’au moins 140 €. Un montant d’autant plus élevé que, comme nous le mentionnions dans notre article sur le reste à charge, 80% des utilisateurs du CPF sont ouvriers et employés, et que le dispositif leur avait précisément permis de se former bien davantage que par le passé.

En revanche, les demandeurs d’emplois et les salariés dont la formation est coconstruite avec leur employeur seraient exonérés de ce « ticket modérateur ».

La mise en place de cette mesure devrait générer 200 millions d’euros d’économies. Si la bonne gestion des deniers publics est une nécessité, les arbitrages budgétaires laissent perplexes lorsque, en début d’année, le financement du permis moto est devenu éligible au CPF et qu’il représente précisément 200 millions d’euros de coûts prévisionnels. Sans doute peut-on réfléchir à l’impact du permis moto sur le développement de l’employabilité et des compétences des bénéficiaires et donc à son financement par le CPF.

Nous comprenons que cette nouvelle puisse susciter des questions, notamment sur la manière dont elle impactera votre planification de formation. Nous restons à votre disposition pour discuter de ces changements et explorer ensemble les meilleures stratégies pour continuer à investir dans votre développement professionnel tout en tenant compte de ce nouveau cadre financier.

L’équipe 4Skills

Développement personnel

Crédit photo : Image de rawpixel.com sur Freepik

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